Pourquoi un "Avent" ?

En marche vers l'étoile

Bonjour à vous, chers amis du blog !

Comme on dit en blaguant : "D'accord, il y a un Avent, mais il y a aussi un après !!"... Alors serons-nous les mêmes avant, et après... le Noël 2014 ?

Traditionnellement, dans l'Eglise, l'objectif de l'Avent est de se laisser transformer intérieurement par Dieu... pour vivre le Noël à venir, comme on ne l'a jamais encore vécu, aupar-avant ! Et pour cela, il n'y a pas de recettes toutes faites, il n'y a même pas de programme, il n'y a pas de passages obligés, ni d'étapes... Drôle de chemin, me direz-vous, qui n'est même pas balisé ! Hé oui, on peut dire que c'est comme la vie : on prend un chemin, mais on ne sait pas où il mène, ni même comment on y va, ni avec qui, et quels obstacles - ou bonnes surprises - on va rencontrer en route...!

Ce qui est bien, avec la religion catholique, c'est qu'elle nous ramène à la vie : le quotidien, la vie bien réelle, la vie humaine de tout un chacun... Le surnaturel chrétien ne tombe (presque) jamais tout seul du Ciel : il vient se greffer sur le naturel... Ce n'est pas pour rien que "catholique" signifie "universel", et, idéalement, la religion catholique - comme toute religion bien pratiquée, d'ailleurs - doit nous permettre de devenir plus humains, plus fraternels, plus universels... Mais, attention ! Non pas en se diluant dans une espèce de religiosité anonyme, intemporelle, désincarnée (c'est le danger de l'ésotérisme et de la vague "New Age" qui sévit actuellement très fort dans tout l'Occident, allant jusqu'à contaminer certains Chrétiens, spirituellement fragiles).

Oui, méfions-nous de tout ce qui nous promet de "dépasser le bien et le mal", d'atteindre un état d'osmose, d'harmonie avec le "cosmos"... Car c'est le genre de subtils mensonges qui nous ont coûté notre Bonheur originel...! Et revenons plutôt à tout ce qui fait de nous des êtres incarnés : nos racines, l'histoire humaine et spirituelle de notre famille, de notre pays, notre histoire vécue et notre personnalité réelle, avec ses bons - et ses moins bons - côtés. Et lorsqu'on s'approche de Dieu en Jésus-Christ, Il nous ramène à toutes ces vérités-là, en les dépoussiérant et en les revêtant de Sa force à Lui ! Même s'il est vrai que, parfois, on a besoin de planer loin du monde pendant un certain temps, pour mieux retomber ensuite sur ses pattes... avec plus ou moins de dégâts Langue tirée.

Mais, me direz-vous, quel est le rapport avec l'Avent ? Et bien Noël est, par excellence, la fête de l'Incarnation, puisqu'elle célèbre la naissance du Christ Sauveur, de Dieu fait homme pour élever l'homme jusqu'à Dieu, de Dieu vivant et incarné sur notre terre, en un endroit bien précis, en une culture particulière, à un moment donné de l'histoire humaine...

"Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous", dit Saint Jean au début de son Evangile... Voilà bien le Mystère que l'on contemple avec ravissement, devant la crèche de Bethléem, avec les bergers et les mages venus de l'Orient. Non pas une historiette pour enfants sages, ni même une belle image que l'on remballe ensuite tout le reste de l'année ! Non ! C'est notre Dieu et Père, notre Créateur et celui de tout l'univers, qui vient nous rejoindre, en ce Bébé venu de Ses entrailles divines, et formé dans celles de Marie la toute pure. C'est Celui qui nous aime à ce point, qu'Il a voulu se faire l'un d'entre nous, pour connaître et rejoindre, dans Sa chair, tout ce qui fait nos vies... Toutes nos joies, mais aussi tous nos drames et nos morts. Pour tout traverser de notre humanité, jusqu'à subir notre terrible cruauté... et finir par mourir indignement, comme un paria, comme les pauvres que nous laissons dans les rues le soir de Noël... Et pour, enfin - et c'est le plus important, tout prendre et tout mener à nouveau à la Vie, par sa glorieuse Résurrection d'entre les morts !

Est-ce que cela ne mérite pas un petit peu d'attention et de méditation...? Une petite quarantaine de jours, pour (re)commencer à pénétrer - et surtout à vivre - ces mystères divins, en leurs "débuts" : les balbutiements d'un Nouveau-né qui nous ressemble, couché dans la forte odeur d'une mangeoire de bêtes, dans une misérable étable, écartée des fastueux banquets de fête où l'on n'a pas voulu de "ces gens-là" ?

Quelle place donnerons-nous à notre Dieu d'Amour, en ce Noël 2014 ?

Bien à vous,

Estelle*.

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